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Info-Amicale n° 13 - septembre 1996

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Traddutore traditore !

Passe encore de traduire un texte slovaque décrivant des réalisations d'une technique à laquelle on ne connaît absolument rien , mais encore faut-il savoir manier la langue française. Ce n'est pas le cas de Madame Anna Kenizova mais cela ne l'a pas empêché de traduire la "Petite encyclopédie de la moto" de Juraj Porázik, imprimée en 1996 en Slovaquie et vendu en France par PML Editions. On trouve cet opuscule de 224 pages dans les solderies de livre qui foisonnent dans les galeries marchandes, pour la modique somme de 35 francs. Des dessins de motos assez bien venus ornent chacune des nombreuses descriptions de motos anciennes.

Heureusement pour la traductrice, le ridicule ne tue pas. D'un autre côté, les occasions de rire se font rare. Aussi n'avons nous pas résisté au plaisir de cueillir ça et là quelques curiosités de vocabulaire et de syntaxe et de les assembler pour décrire une hypothétique motocyclette à essence de pétrole qui eût pu figurer en bonne place dans cette encyclopédie. Nous garantissons absolument l'exactitude des citations. Par charité, nous avons éventuellement corrigé les fautes d'orthographe.

La firme s'imposa rapidement pour les cubatures entre 175 et 500 cm3. Elle restait fidèle aux freins sur jante et au graissage à simple perte mais fournissait au gré du public le modèle avec une boîte de vitesses à deux temps, montée dans le corps de l'arbre à cardan.

C'était un véhicule à deux roues avec un cadre à tube double spatial. Le réservoir plat, fixé au cadre d'un seul côté, en raison du montage, conservait sans cesse sa forme angulaire. Un cadre tubulaire simple, portait à l'avant une fourche à suspension à ressort culbutrice. Il était à culbuteur avant à ressort central enroulé. A part la commande par moteur, la motocyclette était équipée de pédales. Le garde-boue arrière servait aussi de modérateur du chauffage.

Le moteur à deux cylindres parallèles se caractérisait par la conception remarquable de son arbre à manivelles. Chaque chambre d'explosion avait son propre carburateur inversé et sa soufflante à piston. A l'avant du carburateur à trois tuyères se trouvait un épurateur d'air. Les piles logées dans un boîtier spécial alimentaient le courant. Le graissage du moteur s'effectuait par un système dit "graissage de pertes".

La boîte de vitesse était vissée à une masselotte particulière sur le carter du moteur. Ceci exigeait un levier de vitesse extraordinairement long et une poulie à dimension sur la roue arrière. La puissance du moteur s'est révélée insuffisante, notamment en terrain montueux. C'est pourquoi l'ingénieur simplifia la distribution relativement compliquée et remplaça les roues dentées par un arbre royal vertical. La moto se mettait en marche par patinage par pédales qui servaient, dans le sens inverse de frein fou.

Cette machine surpassait les autres par la marche à reprise cultivée du moteur par un confort extraordinaire. Pour les compétitions, les modèles étaient équipés d'une distribution d'avance.


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